Après la mort de la Fondatrice en 1878, la congrégation va se développer rapidement sous le gouvernement des supérieures généralesCelles-ci s’efforceront de maintenir intacte la fidélité à l’intuition de Mère Marie de Jésus.
A la suite de Mère Marie de Jésus, sept Supérieures Générales ont été au service de la congrégation entre 1878 et 2001.
Sr Christine Barrière a été élue supérieure générale au Chapitre Général de 2001.
Le Concile Vatican II : (1960-1964), a constitué unecharnière entre un temps où l’unité n’était pas imaginable hors d’une stricte uniformité, et le temps de l’ouverture au
Sr Christine Barrière
Supérieure générale
monde moderne. Comme pour l'ensemble de l’Eglise et de la Vie Consacrée, le concile a étéun événement central pour les sœurs de Marie Réparatrice. Il leur a permis de remettre en pleine lumière l’intuition des origines – Textes Sources et écrits de la Fondatrice et de faire leur aggiornamento.
Au Concile de Vatican II, le Pape Jean XXIII a appelé l’Eglise à ouvrir toutes grandes ses fenêtres à l’Esprit Saint. Les congrégations religieuses ont donc été invitées à faire un retour aux sources de leurs charismes respectifs, à travers l’Evangile et les textes fondateurs. Les sœurs de Marie Réparatrice ont entendu cet appel et dans les années qui ont suivi, elles ont exploré les divers domaines de la théologie, y compris la théologie de la Réparation et de la vie religieuse. Elles ont étudié les écrits de leur Fondatrice, Marie de Jésus. Cela les a ouvertes à une compréhension plus large de leur charisme, dans ses dimensions de prière et de service.
Si Mère Marie de Jésus revenait, que verrait-elle ? Plus guère de murs qu’elle connut. Des maisons fondées par elle, et abritant aujourd’hui encore une communauté, ne
subsiste que celle de Strasbourg, rue Ste Elisabeth. Les sœurs ne portent plus l’habit bleu et blanc des premiers temps. Leurs chapelles n’ont plus de grilles. L’adoration eucharistique revêt une grande simplicité. Elles ne forment parfois qu’un petit groupe, enfoui dans un quartier pauvre, vivant d’une manière qui ne les distingue pas beaucoup de leur environnement. Elles
se veulent présentes dans plusieurs domaines, pour répondre aux aspirations de leurs contemporains, tout en restant fidèles à l’objectif premier : accompagnement
de la foi, les catéchismes et les retraites.
Si Marie de Jésus revenait, elle verrait que le charisme est toujours vivant en chacune des sœurs de Marie Réparatrice, à travers les problèmes et les difficultés d’aujourd’hui, à travers le monde de violence et d’indifférence dans lequel elles travaillent, ce monde pour lequel Dieu continue d’éprouver la même tendresse et la même passion.
(En Chemin)